Les équipes qui gagnent !

Les équipes qui gagnent !
29 juin 2004 PAMART Laure

Compte-rendu du Golden Share du 29 juin 2004

Paris, le 6 juillet 2004 – Une centaine d’investisseurs, d’entrepreneurs et de conseils ont participé la semaine dernière à la conférence organisée par l’IE-Club et ayant pour thème « Les équipes qui gagnent ! ». L’événement s’est déroulé au Palais Brongniart avec la participation de Charles Beigbeder (CEO Poweo), Didier Benchimol (Senior Partner CDP Capital Tehnology Ventures), Georges Pinckham (Senior Partner SJ Berwin) et Michel Rocher (Président Directeur Général RSA SA et fondateur d’Oracle France).

Animée par Thierry Mercier Président de Mercier & Partners et membre exécutif de l’IE-Club, les conférenciers sont intervenus afin de faire comprendre, au travers de leurs expériences et de leurs témoignages, les mécanismes qui font que les équipes « gagnent ».

« Les entrepreneurs n’ont pas tout le temps souhaité pour réfléchir sur le développement de leurs équipes » a dit Thierry Mercier

Pour le thème « Les équipes qui gagnent », Michel Rocher a proposé, en guise d’introduction, de répondre à la question : Quelles sont les évolutions dans le marché du logiciel après 2001 ? « Avant 2001 dans les trois décennies qui ont précède dans l’industrie du logiciel, la croissance annuelle était généralement 5 à 10 fois la croissance des PIB. » Apres 2001 la croissance de cette industrie a été divisée par cinq. Cela s’explique puisque « le comportement d’achat va changer, parce qu’on va d’abord acquérir les licences de ce qui est le plus important » et de ce qui va apporter un retour sur l’investissement. Autre élément important, « le pouvoir a changé » ; le pouvoir est passé « des vendeurs aux acheteurs »

« C’est en apportant plus à l’économie mondiale que l’industrie du logiciel progresse » Michel Rocher

Didier Benchimol a souligné l’importance de l’international dans la constitution des équipes dans le contexte actuel de globalisation. « Nous étions dans un domaine qui était essentiellement pour ne pas dire complètement dominé par le modèle américain qui a su faire émerger de nouvelles technologies, à partir de nouvelles technologies construire des sociétés puis exporter ces nouvelles technologies à travers le monde ». Le représentant de CDC Capital Technology Venture a également mis l’accent sur la position des sociétés américaines sur « l’international », en précisant qu’elles ne l’abordait ni facilement, ni efficacement : « les sociétés américaines se sont aperçues qu’il n’était pas possible d’être pertinent en Europe ou en Asie sans avoir une compréhension de ses marchés et à partir de là […] les équipes qui pouvaient faire gagner ce type de société à l’international ont commencé à changer. » On a vu l’apparition d’équipe de R&D locale « qui avait pour objectif d’adapter une offre conçue aux Etats-Unis pour le marché américain à une offre européenne ou une offre asiatique. »

« On se rapproche d’un modèle qui va devenir aussi performant que n’importe quelle entreprise née dans la Sillicon Valley. » Didier Benchimol

Charles Beigbeder, a voulu apporter la vision des PME en prenant l’exemple de Selftrade, broker online qu’il a fondé il y a quelques années. Son équipe s’est composée de nouveaux venus dans le business, ce qui lui conférait un enthousiasme incroyable. Cette dynamique a été cassée par un recrutement massif et l’application de principe « suivant les bouquins d’Harvard ».

« Je ne sais pas si elle était compétente [l’équipe] mais comme elle était hyper-motivée et qu’on était en sous-staffing chronique, on arrivait à faire des miracles. » Charles Beigbeder

Me Georges Pinckham, dit avoir un regard complètement différent de part son métier d’avocat-conseil. Selon lui, il y a une synergie entre les investisseurs des fonds et l’équipe de l’entreprise investie, cette synergie est « très largement basée sur une participation au profit ». Les fonds qui marchent le mieux sont « les fonds pour lesquels chacun sait sa place ». « L’équipe sait faire ce qu’elle sait faire (monter la société, le marketing, etc.) et le fond  sait faire ce qu’il sait faire (aider sur la stratégie, faire des acquisitions, etc.) ».

Maurice Khawam, Président de NextFund Capital et Président de l’IE-Club, a conclu l’événement en soulignant le rôle d’investisseur qui non seulement investit mais « qui sauve la société » de Michel Rocher et le rôle de Didier Benchimol dans le développement de NetScape en Europe. Il a également remarqué la vision de Charles Beigbeder qui a vu dès 2001-02 la transformation du marché de l’énergie.

« Pouvoir entraîner des gens est un talent qui n’est pas forcément le talent du manager ; savoir passer la main après la première phase de l’entrepreneur à des managers professionnels est quelque chose de très important ». Maurice Khawam

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